Vers l’évaporation des océans ?



Une étude de la revue Nature sonne l’alarme. Une équipe du Laboratoire de météorologie dynamique du CNRS a imaginé le premier modèle climatique tridimensionnel permettant de simuler la température à la surface de la Terre exposée à un soleil de plus en plus lumineux. Résultat des courses : il prédit la disparition de l’eau liquide sur Terre dans près d’un milliard d’années repoussant les estimations précédentes de plusieurs centaines de millions d’années.

C’est un phénomène très lent, l’augmentation de la luminosité du soleil, qui conduira à l’évaporation des océans et donc à la disparition de l’eau sur Terre. Cette évolution prédite du climat terrestre à l’échelle des temps géologiques (de l’ordre de la centaine de millions d’années) n’a pas de lien avec le réchauffement climatique causé par l’homme. 

Selon les estimations des chercheurs, le basculement devrait se produire lorsque le flux solaire moyen atteindra environ 375W/m2, contre 341 W/m2 actuellement, soit dans près d’un milliard d’années. Certains modèles précédents avaient prédit que la Terre se transformerait en une nouvelle Vénus d’ici seulement 150 millions d’années.

Ces nouveaux résultats permettent par ailleurs de préciser la valeur de la zone «habitable» autour du Soleil, selon un communiqué du CNRS. Ils indiquent qu’une planète peut s’approcher à moins de 0,95 unité astronomique3 d’une étoile équivalente au Soleil d’aujourd’hui avant de perdre toute son eau liquide, soit 5% de moins que la distance Terre-Soleil.  En outre, ils soulignent une fois encore qu’une planète n’a pas besoin d’être exactement comme la terre pour posséder des océans.

Crédit photo : © eniotna – Fotolia.com

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